Indonésie,  Roadtrip en Indonésie - 2018

Le Mont Bromo et son impressionnant volcan

Vendredi matin, une fois à Probolinggo, je dois encore prendre un bus collectif qui va jusqu’à Cemoro Lawang, le petit village à côté du Mont Bromo. Le problème, c’est que nous sommes en basse saison, donc il n’y a pas grand monde qui va dans cette direction. Le bus est là, mais je suis le seul à vouloir le prendre. Le conducteur me dit d’attendre, on partira quand on sera 15…

Je me pose donc et mange quelque chose. J’ai toute la journée devant moi. Une heure plus tard, deux Françaises arrivent, on est trois !

Ces Françaises sont super sympas, je vous présente Laurie et Laura, mes partenaires de voyage pour ces prochains jours. Heureusement, elles étaient bien mieux organisées et préparées que moi. Après quelques heures d’attente, on est parvenu à être 7. On a donc décidé de diviser le prix total par 7 et d’y aller. Nous voilà donc sur la route pour le Mont Bromo.

Le petit village de Cemoro Lawang

Une fois arrivé, on trouve très vite un hôtel où passer la nuit. On s’installe, se promène dans le village et profite pour manger quelque chose avant notre marche vers le volcan.

Rassasiés, nous voilà prêts à aller voir ce célèbre volcan Bromo. Les filles connaissaient un chemin nous évitant de payer l’entrée au volcan, la grande classe ! Sur le chemin, on rencontre Gawen, un Malaisien de 17 ans vraiment incroyablement mature et intéressant. Gros hasard, nous faisons tous les quatre de la photographie… “Are you shooting in Raw Gawen ?” demande Laurie à notre nouvel arrivant. Il répond positivement et on devient donc l’équipe des “X-trem Raw Shooters” du Mont Bromo. Beaucoup de rire… Voici les photos de ce périple :

Journée idéale en de superbes compagnies… Voici quelques-unes de leurs photos durant notre quête du Mont Bromo :




Une fois de retour au village, le temps d’une bière et d’un repas avant d’aller se coucher. On a mis le réveil à 2h30 pour voir le lever de soleil depuis King Kong Hill, une colline donnant sur le Mont Bromo.

Samedi, lever de soleil depuis King Kong Hill sur le Mont Bromo et départ sur Bali

Samedi, 2h30 du matin. La nuit a été très courte, on a l’impression de n’avoir pas dormi. Ceci, accumulé au fait que, ma nuit précédente, je l’ai passée dans un bus de nuit : “Je commence à sentir la fatigue !”

Après plus d’une heure de marche dans la nuit, à la lampe frontale, nous voilà quasiment au sommet de King Kong Hill, prêt à accueillir le soleil. Il arrive et le spectacle est grandiose ! La vue et les couleurs y sont magnifiques. Par contre, c’est blindé de voiture de tourisme asiatique. Heureusement, on est  monté plus haut qu’eux et il y avait de la place pour nous au sommet.

On s’est régalé et on a “Shooté en Raw” comme des fous !

Une fois le soleil levé, les lieux se vident rapidement. Les gens sont sans doute rattachés à des tours touristiques et doivent aller voir le volcan de plus près. Heureusement, on l’a vu la veille. On peut donc descendre tranquillement : “Hé ho, hé ho, on rentre du Bromo !”

Durant la descente aussi, il y avait plein de choses vraiment magnifiques à voir.

Le voyage en bus du Mont Bromo à Bali, un des pires que j’ai pu faire

Une fois de retour dans le village, on mange quelque chose et on prend à nouveau un bus collectif pour descendre jusqu’à Probolinggo. On part à nouveau à 7 au lieu de 15, cette fois en ayant négocié le prix. Dans le bus, on rencontre Jaco qui va faire un bout de trajet avec nous alors que Gawen s’en va en train pour d’autres aventures. Une fois à Probolinggo, on apprend qu’il n’y a malheureusement plus de train directement pour Pemuteran (nord de Bali). Il est 13h et le prochain train est à 19h. Il fait trop chaud pour attendre dehors. On décide donc de retourner au terminal de bus pour prendre un bus; faute grave !

Le bus klaxonne et s’arrête sans cesse pour faire monter ou descendre des gens. Du coup, il n’avance pas. Je parviens tout de même à m’endormir profondément au bout d’un certain temps. On se fait réveiller en sursaut au bout d’un moment par un homme qui nous hurle littéralement dessus. Je regarde autour de moi, le bus est vide. Il ne reste plus que Jaco, et les filles qui ne comprennent pas plus que moi. On finit par comprendre qu’on doit sortir du bus et en prendre un autre garé derrière celui-ci.

À cet instant Laurie dit que son sac est plus léger qu’avant. Elle réalise qu’il lui manque : son appareil photo reflex et son téléphone portable. En même temps, le conducteur du nouveau bus nous demande les billets de bus. Bien entendu, on ne les a plus, on les a donnés au contrôleur de l’ancien bus… La situation est assez délicate, Laurie est complètement sous le choc de réaliser qu’elle s’est fait voler tous ses objets de valeurs durant son sommeil. En même temps, le chauffeur du nouveau bus nous demande nos billets pour rentrer dans le bus qui doit nous mener à Bali.

Je décide alors de demander un papier au serveur d’un restaurant se situant devant nous. Je propose d’y inscrire qu’une récompense sera donnée si les affaires volées sont rendues. On y ajoute un numéro de téléphone et on rend le papier au serveur du restaurant. Pendant ce temps, on a eu le temps de répéter 20 fois au chauffeur qu’on avait déjà payé les billets jusqu’à Bali et qu’on ne va pas payer en double. Le conducteur, sous la pression d’un départ rapide + notre patience arrivant à bout + sous l’influence des pleurs de Laurie, le chauffeur finit par accepter que l’on monte dans le bus sans nos billets.

Nous voilà repartis dans un bus qui avance à 30km/h, la porte ouverte et klaxonnant et hurlant tous les 15 mètres pour essayer de faire monter plus de gens. L’ambiance est infernale. Je vérifie encore une fois que je ne me suis rien fait voler. Heureusement pas. Laurie, quant à elle, s’aperçoit maintenant qu’elle s’est aussi faite voler quasiment tout son cash, plus d’un million de Roupies indonésiennes.
Maintenant, le stress engendré par ce vol et ce changement de bus, mélangé à la pression de se faire aussi voler, accompagné aux bruits de klaxons et hurlements du conducteur rendent ce trajet insupportable. Il est environ 18h, la nuit commence à tomber, il m’est impossible de dormir.

Vers 1h du matin, nous arrivons à l’embarquement pour le ferry qui doit nous amener à Bali. Nous roulons depuis 13h30 environ. Nous ne sommes pas les seuls à être morts de fatigue dans ce ferry.

Vers 3h du matin, nous sommes au terminal de bus de la première ville de Bali au nord-est : Gilimanuk. On décide de prendre un taxi pour Pemuteran. Ici, on tombe dans un super hôtel dans lequel on pourra prendre une douche (avec vue sur les étoiles) et profiter d’une nuit de sommeil bien méritée !

Enseignant d'éducation physique, de mathématiques et d'informatique, je suis passionné par les voyages. Dès que j'en ai l'occasion, je prends mon sac à dos et mon appareil photo afin de m’envoler découvrir de nouveaux horizons.

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